Photos du voyage 2009


Voilà qu’elles arrivent… Certes, bien tard, mais le temps ici semble passer plus vite…
Mille excuses donc pour cette attente, j’espère que vous apprécierez la visite.
Les photos ci-dessous vous arrivent plus ou moins dans l’ordre chronologique, du moins dans l’ordre dans lequel les projets ont été visités.
Vous pourrez donc, si vous en avez l’envie, vous référer également aux newsletters déjà publiées pour de plus amples détails.


Merci,

François
Pour Aconcagua


En premier lieu et pour premier projet, nous sommes accueillis au Mouvement Indépendant des étudiants en Agronomie (MIA), situé à Luján de Buenos Aires, à quelques soixante kilomètres de la capitale.


Deux petites photos prises peu après notre arrivée: la réunion démarre avant que toute l’équipe n’arrive.

Le lendemain et durant 3 jours, de façon intermittente, nous participons à l’achèvement du « Bachillerato », une petite école qui accueillera les personnes désireuses de passer leur baccalauréat.

Ceci se passe dans un des centres du Mouvement des Travailleurs Communautaires (MTC), mouvement présent dans les trois bidonvilles de Luján. Ces bidonvilles se nomment (dans l’ordre d’apparition ci-dessous) Ameghino, San Fermín et Villa del Parque.

Une relation de travail existe maintenant depuis deux ans entre le MTC et le MIA grâce à Aconcagua.

Présentation:


Préparation du mortier:


Finalisation des murs:


Placement des poutres:


Préparation au sol des tôles du toit:


Confection du toit:


Finalisation du toit et mise en couleur:


Préparation du béton pour la dalle:


Parachèvement de la dalle:


Finition:


Contemplation:


Cette semaine-là, nous sommes invités par un « vieux de la vieille » (comme on dit chez nous) à visiter les deux autres centres des deux autres bidonvilles de Luján.

À sa demande, nous avons pris des photos qu’il souhaitait que nous partagions avec vous... Voilà qui est fait:



Rendez-vous au premier centre du bidonville de Ameghino, le « Bachillerato », et distribution de repas.

En voiture avec une jeune fille très sympathique de l’endroit.


Deuxième centre dans le bidonville San Fermín, potager et confection de pain.


Le petit groupe qui nous accompagne dans la vieille Falcon.


L’atelier où l’on produit le pain, machine à pétrir la pâte subventionnée par Aconcagua.


Troisième bidonville de Villa del Parque, il y a de l’espace mais…


… ça reste assez pauvre.


Troisième centre, distribution de nourriture et centre d’information.


No Comment.


Un Chien.


Une habitation.


Des enfants sur un vélo (1).


Des enfants sur un vélo (2).


Nous quittons Luján de Buenos Aires pour arriver à Potrerillos, dans la province de Mendoza.

Le village de Potrerillos a été englouti par les eaux du lac-barrage. Ce dernier a été construit en 2000-2001 en aval de l’agglomération. Sa mise en service (coïncidant avec l’époque de la dernière grande crise argentine) a eu pour conséquence l’expulsion des habitants de leur village à un moment des plus inopportuns. Pour toute compensation, le gouvernement a construit un village très semblable à nos lotissements européens. Bien, me direz-vous? Mais ont été perdus à tout jamais la rusticité de l’endroit, l’ensemble des infrastructures communautaires et un lieu où étaient encrées les racines de beaucoup d’habitants de l’endroit.

Aconcagua a décidé, dès sa création, de soutenir la « région » et de reformer avec les habitants et le lac, un lieu où il fait bon vivre. Notre association est donc en contact avec les acteurs principaux de l’endroit afin de participer à la construction des activités culturelles de la région.

Cette année, nous avons rencontré un petit groupe qui lance des projets d’infrastructure sportive. Ce groupe compte un prof de gym assez motivé, qui s’occupe déjà des enfants de Potrerillos.

Le lac et la route qui menait au village en fond de vallée.


La forêt de Potrerillos, en blanc l’influence de la fluctuation du niveau du lac sur les branchages.


Deuxième semaine, visite de l’Union des paysans Sans Terre, mouvement national réparti dans les différentes provinces d’Argentine.

Ce groupement réunit paysans, agronomes et parfois avocats, qui défendent les droits des « campesinos » (personnes de la campagne).

Certains vivent regroupés dans leur campagne, d’autres vivent isolés dans le semi-désert de la province.

Ils s’organisent en communauté pour améliorer leur production de produits finis : marmelade, vin de table, conserves de sauce tomate… ou pour s’entraider face aux envahisseurs terriens qui clôturent les terres et s’approprient les points d’eau…

Bref, ici, c’est l’union qui fait la force mais qui leur permet aussi d’accéder à une vie plus digne.

Voici les étapes de la production communautaire de conserves de tomates:

Etape 1: Préparer des pousses de plants de tomates en serre et les cultiver dans les champs.


Etape 2: Protéger les plants de tomates, les arroser et attendre que les fruits mûrissent.


Etape 3: Nettoyer les nouvelles bouteilles qui arrivent de l’usine.


Etape 4: Une fois récoltées, trier et nettoyer les tomates.


Etape 5: En faire de la purée.


Etape 6: Stériliser les bouteilles dans l’eau bouillante.


Etape 7: Inventorier, dater, étiqueter et stocker les conserves. Ici, c’est un nouvel hangar qui est en cours d’aménagement.


Etape 8: Installer de nouveaux centres de vente pour pouvoir augmenter la production et améliorer le service.


Production de marmelade.


Production du vin 2009.


Production du vin 2008.


Élevage de chèvres qui seront vendues pour les grandes occasions.


L’arrivée à la conserverie de tomates. Voici Frédéric, un liégeois qui était sur place et qui est venu visiter avec nous les projets (voir newsletter).


Petite discussion autour d’une table, en préambule à la réunion collective.


La salle des ordinateurs, accessible à tous les membres de la communauté.


Nouveau matériel radio pour la communication entre les différentes entités ; la distance entre l’une et l’autre entité peut atteindre 700 km ( !).


Réunion « barbecue » non officielle après une dure journée de travail.


Perdues au milieu des grandes steppes semi-désertiques, des familles isolées vivent en pleine autarcie. L’UST défend leur droit d’accès à l’eau et à la terre, droit que parfois de riches propriétaires bafouent en s’en attribuant l’accès exclusif, comme si ces paysans n’avaient jamais vécu là. Or, légalement, après 20 années, la terre leur appartient et ne peut donc être vendue par l’État à des tiers. Chacune de ces familles a sa petite production particulière qu’elle échange avec d’autres, via une demande faite sur la radio locale.

Le bétail vivant en pleine liberté revient toujours vers les points d’eau.


Première famille: chacune d’entre elles a sa source ou son puits, son potager, ses chevaux, ses poules, un cochon et des chèvres ou des brebis. Tout cela suffit amplement pour boire, manger, s’habiller, se déplacer.


Un des grands garçons de la ferme discute avec un de nos amis argentins au chapeau rose.


Visite de la propriété: ici, celle de la deuxième famille visitée. Au sol, l’eau de la source déviée en fonction des besoins.


Le potager et les cultures.


Irrigation de potager, 5 sillons par 5 sillons, avec l’eau de la source.


Et la récolte de son labeur!


Troisième famille: les femmes tissent la laine.


Nous voici à présent au Grupo Esperanza. Il s’agit du troisième projet que nous soutenons, après le MIA-MTC de Luján (Buenos Aires) et l’UST (province de Mendoza). Le Grupo Esperanza est un centre culturel, situé au centre de la petite ville de Maipú, au nord de Mendoza, qui accueille tous les jours les enfants des quartiers défavorisés, souffrant d’insuffisance alimentaire et d’absence totale d’éducation. Deux dames de caractère y travaillent pour parer à ce problème récurrent de l’Argentine et des pays pauvres du monde. Aidées par des volontaires trop peu nombreux (voir newsletter), elles distribuent nourriture et vêtements, tout en offrant des activités durant l’après-midi (activités de théâtre, de couture, sportives) mais aussi des classes de devoirs scolaires.

Présentation.


Les acteurs.


En discussion.


Salle libre mais à rénover pour en faire une salle informatique.


Le quatrième projet se situe au centre du bidonville « La Favorita », au nord-ouest de la ville de Mendoza. Jusqu’il y a peu, il offrait des infrastructures d’ordre culturel et sportives à l’ensemble des enfants du lieu. Il n’abrite plus aujourd’hui qu’un orphelinat, maintenu en vie par une dame au grand cœur mais assez âgée, qui a de plus en plus de mal à repousser les pillages des infrastructures abandonnées. L’aile gauche du bâtiment, avec les deux fenêtres, est une chambre abritant une dizaine de lits. Il s’agit d’une extension réalisée au cours de l’année 2008 et financée par Aconcagua.


Ancienne infrastructure sportive, aujourd’hui à l’abandon.


Le bus pour les enfants, qui ne les transporte plus à présent.


Mais les enfants sont toujours là, s’occupant d’eux-mêmes.


Pour terminer, voici quelques photos des enfants de Potrerillos que nous avons rencontrés à la fin de notre voyage. Ils sont entraînés par un homme qui leur est dévoué ; c’est le professeur de gym dont je vous parlais au début et avec lequel nous allons peut-être travailler dans l’avenir. Dribble.


Tir.


Penalty.


Goal!


Photo des champions.


  










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